Présentation sur un air de Sinatra...

Présentation sur un air de Sinatra...
Me revoici donc, épigone de sombres cieux, un jeune endymion sans sa Séléné, puisqu' au bras vides quand la lune est pleine, prêt à vous faire partager l'eurythmie de ses latrines. J'exhorte ici les cicerones à me montrer où je puis croiser l'Alcyon flavescent pour le bienfait de mon apostasie, ou plus vraissemblablement de ma palingénésie (maintenant libéré de ma flaccide ex-girl, l'indicible s'ouvre devant moi).
Il n'y a point à balancer si vous voulez me morigéner mais, je vous en prie, ne me mettez pas à quia! J'en deviendrais pusillanime.
Moi qui me suis voulu sibyllin je me présente désormais comme un sybarite vulgaire, le dieu Pan dans ses pénates sous son pire jour, vaticinant les viscissitudes d'un Pygmalion fetichiste de ses contradictions.
Je suis ici car il n'est point d'autre instrument plus adapté pour développer mon égoïsme,mon égotisme,mon égocentrisme et autres joyeusetés. Parler avec un langage aussi soutenu est ennuyeux n'est-ce pas? Je suis moi-même le plus ennuyeux des hommes.
Poussières,nous ne sommes que poussières etc...Finalement ne dissimulerai-je pas une simple concupiscence derrière ma componction?
J'attend mes contempteurs...

***Bien à vous***
# Posté le samedi 09 février 2008 06:49
Modifié le samedi 24 mai 2008 22:21

Essayons de faire plus simple alors...

Essayons de faire plus simple alors...
Comment gérer au mieux des sautes d'humeurs issues de la composition du **(dopant) et du ***zepam(qui,mélangés,détonnent), de relations amoureuses instables dues à mon coeur trop gentil, trop nostalgique -mais n'est-on pas tous ainsi piégés par les (si) bons souvenirs de nos relations passées, les douceurs disparues, inaccessibles, lorsque l'on se retrouve seul à marcher à des heures nocturnes indues afin de tuer son trop plein d'énergie, son temps et son naufrage affectif dans le stade préliminaire de la dépression?-et par les excés en tout genre que je m'efforce de cesser malgré mes résurgences d' "envies" entrainant des pulsions irrépressibles?Mon questionnement si dramatique ou pathétique qu'il puisse paraître, pseudo métaphysique dans ses implications mais surtout ultra-nombriliste(ça tombe bien je nourris un blog) n'en est pas moins commun. Je ne cherche pas de main secourable, j'ai déjà ce qu'il me faut merci(je me suis même permis quelques refus) je me contente de me défouler joyeusement et euphoriquement(vive le **!) en écrivant un peu ici. Je ne vais pas mettre de photos de moi, un peu de faux anonymat me fera du bien. Comme pendant la féria d'Arles lorsque je marche parmis les beaufs, traversé de nombreuses pensées insultantes à leur égard, je suis le roi incognito dans la plèbe, je suis dieu descendu sur terre,et je suis surtout très mégalo! Je suis mal,très mal, mais vu que c'est quotidien depuis quelques années mes préoccupations ne dépassent pas le stade du choix de ma tenue pour sortir, comment veux tu que je sois mardi ma chère,chic ou décontract'? Dépendra du temps qu'il fait...Je pourrais ainsi décrire ces futilités durant des milliers de lignes,vous assomant à grand coups de "ma tenue du jour","mes meilleurs potes de beuverie","ma famille adooooooooooorée" et autres "moi, ma passion du w-end c'est etc..." Hum,non. Dire non est un acte d'amour,cf.Antigone d'Anouilh,ou cf. cette énième personne autour de moi qui c'est fait abuser naïvement par une autre,qui essaiera de se venger, sans succès, encore une histoire de coeur,c'est moche.
LUI et moi traînions ensemble à l'époque ou nous étions,nous aussi, naïf ("toi aussi mon fils!"-J.Cesar)l'on ne s'appercevait même pas que nous marchions sur les cadavres émotionnels de nos fondations.On s'est voulu séditieux comme Rimbaud mais plus dur en fut la chute, soumis à la gravité terrestre comme à celle des sentiments qui s'effondrent tel un pénis qui,après l'amour, n'engendre que du dégout ou tel Icare pour faire poétique même si Calliope mériterait une chanson dans le genre de "Cendrillon" par le groupe "Téléphone"-les jeunes ne connaissent pas,pourtant cela ferait du bien à leur cerveau de prendre du plomb autrement qu'en classe prépa avec le pistolet de père,conséquence directe d'une trop grosse pression environnementale...Il y a aussi la pendaison mais la petite soeur risque de s'égarer: "tu triches, on voit la corde!" Bref, ça ira mieux demain, pensons Leibniz et refoulons Schopenhauer avec nos perversions malsaines dans la petite boîte de Pandorre qui se trouve au fond de notre coeur, l'organe le plus inutile du corps humain.
# Posté le dimanche 10 février 2008 06:40
Modifié le samedi 12 avril 2008 16:52

Bye ' from a poor lonesome cow-boy that used to shoot (himself) faster than his shadow

Bye ' from a poor lonesome cow-boy that used to shoot (himself) faster than his shadow
Je suis reparti sur Av', regarder les passantes rue de la Rép' en sirotant un irish coffee(j'y reviens...), vivre comme un étudiant fauché avec un petit **,** euros par semaine pour manger et m'ébattre, c'est à la fois peu et beaucoup. Biensur cela signifie passer aussi de la superficie de l'appart' de mère à celle de mon studio du centre,celle d'une boîte à chaussure, et encore plus celle de F. qui fait un ptit 37 que mon beau, fier et phallique 47. Je ne me plaindrais pas de ce train-train estudiantin, d'autre le font avec plus de verve que moi. Je me contenterai juste d'évoquer vaguement mon retour à la débauche trop fade. J'ai perdu ma jeunesse, j'ai raté le coche. Il y a tant de choses que je me suis interdites... Trop tard! Chaque carresse, chaque pilule, chaque diagonale de cd, chaque baiser, chaque goutte d'alcool venant trop tard, ne restent comme gouts dans ma bouche que l'amertume et la frustration. Trop tard,je suis déjà vieux avant l'heure, trop tard, trop tard, TROP TARD! C'est une rengaine obcédante qui me traverse quand je regarde le monde qui m'entoure avant de me rassurer dix secondes avec l'idée que c'est une pure création de mon imagination résultante de la société de consommation et de la mondialisation de l'édonisme. Je suis triste. Au revoir mes ami(e)s, à la semaine prochaine, si les cordes continue de couter plus de **,** euros...
# Posté le lundi 14 avril 2008 09:55

Eve

Eve
Je dois rentrer sur Av',soit une heure de marche au total. Je viens de regarder dehors, it's raining cats and dogs. Devant ce spectacle je n'ai pu m'empécher de me fendre d'un long rire qui m'effraya. J'ai envie de me précipiter sous le déluge sans parapluie,j'ai envie de courir mais je ne veux pas arriver plus vite chez moi, je ne veux pas être moins mouillé.J'ai envie de m'envoler,plâââââner puis glisser dans une flaque,m'écraser de tous mon poids dans la boue et mourir sur le coup d'un trauma crââââââââânien agravé toujours fendu de mon air sarcastique et de mes yeux révusés... Je vous salue bien bas mesdames les vulgaires, les marquises et les inaccessibles. Un jour il n'y aura plus d'Adam a pervertir, je vous serez gré de profiter avant de retourner à la poussière, plus sèche et morte que moi dans ma boue, pleine de vers, de crapauds, sangsues etc...De la vie après la mort! D'ailleurs avec l'âge les femmes sèchent, leur vagin sèche, leurs ovaires sèchent etc...Bref. "Après nous,le déluge"-la Marquise de Pompadour à Louis XV
# Posté le vendredi 18 avril 2008 14:50
Modifié le samedi 24 mai 2008 22:25

esquisse préparatoire sur toile (à suivre)

esquisse préparatoire sur toile (à suivre)
la derniere fois il pleuvait et une jeune mère de famille s'est glissé sous mon parapluie, agrémentant son geste d'un charmant "et hop". Cela faisait longtemps qu'une femme ne m'avait pas fait "et hop".
Depuis je suis condamné à voir de jolies demoiselles accompagné d'un marmot sorti de leur vagin putride encore dégoulinant de placenta. Vision compréhensible mais hautement emplie d'horreur à mes yeux. Je voudrais moi-même mourir jeune, être l'enfant et en rester là ; un enfant envieux,jaloux, égoïste, capricieux dans un costume trois pièces d'homme mûr à la coupe aussi rétro et ennuyeuse qu'un notaire, entourée de superbes chandeliers dix-huitième, allongé sur un lit, mort grace à une bulle d'air dûment injectée par une seringue qui se serait glissé dans mon coeur ou dans ma tête,agrémentant son geste d'un charmant "et hop" avec en fond quelques uns de mes morceaux préférées interprétés par J. Fischer et consors. Quel sens de la mise en scène!Je me demande ce qu'ils pourraient écrire sur ma pierre tombale. Ils seraient capable de m'incinérer les salauds!
Outre ces plantureuses qui auraient maintenant besoin d'un lifting des lèvres vulvaires je croise nombre de gens étranges dans les rues qui sont frappant par leur charisme. On les dirait tout droit sorti de films de la Hammer, c'est une farandole de freaks qui vient à notre rencontre dans les artères à l'odeur de pages moisies d'un traité en latin de la même époque que mes funèbres candélabres d'une décadence sans nom. Il est interdit et conseillé de rentrer en contact avec eux, c'est une loi tacite et universelle, moins dictée par ma misanthropie que par mon (étrange) instinct de survie. Les gens me font peur. Ma sale habitude du moment: "J'ME CASSE!" (prendre l'air hautain et faire se froisser la soie de la doublure de son manteau noir)............."et hop!"
# Posté le vendredi 18 avril 2008 14:52
Modifié le vendredi 25 avril 2008 14:38